Manuel Adaptation/ Résilience


1 - Préambule

Le projet "Manuel Adaptation/ Résilience" est porté par un groupe de réflexion, de structuration et de rédaction. Ce groupe est constitué d'adhérents volontaires au sein d’ADRASTIA. Il est entièrement autogéré. Chaque adherent peut, à tout moment rejoindre le projet. On vous attend :-).

Avec qui ?

Le projet "Manuel Adaptation/ Résilience" est porté par un groupe de réflexion, de structuration et de rédaction. Ce groupe est constitué d'adhérents volontaires au sein d’ADRASTIA. Il est entièrement autogéré. Chaque adherent peut, à tout moment rejoindre le projet. On vous attend :-).

Pour qui et dans quel but ?

Ce manuel s'intègre dans les missions et les valeurs d’ADRASTIA. Il a vocation à être mis à disposition de tous sans restriction. Il a pour objet d’aider à penser, structurer et renforcer les actions locales de résilience, individuelles ou collectives. Il peut être utilisé selon deux perspectives convergentes :

  • mettre en place dans notre quotidien des actions simples pour réduire notre empreinte sur la biosphère
  • Anticiper un quotidien dans lequel ruptures et pénuries risquent probablement de se multipler.
image

Ce manuel ne donne aucune méthode et ne défend aucune position dogmatique. Il se veut un recueil structuré de réflexions et de solutions locales issues de retours d’expériences dans des domaines aussi variés que :

  • l’autonomie alimentaire,
  • la moindre dépendance aux infrastructures publiques (eau potable, énergie, communication),
  • la réduction de l’empreinte carbone,
  • la constitution ou l’activation de collectifs locaux,
  • la contribution à la restauration du vivant, etc.

Les pistes capitalisées dans ce manuel pourront nourrir les réflexions de ceux qui cheminent et expérimentent d’autres façons d’habiter leurs espaces de vie.

La structure du manuel est pensée pour être évolutive. Elle comprend des parties qui en posent le cadre, la philosophie, la finalité et les concepts associés. L’essentiel de son contenu pratique est composé en fiches destinées à être consultées au fil des besoins et des projets de chacun.

Structure

La structure du manuel est évolutive. Elle comprend des parties qui en posent le cadre, la philosophie, la finalité et les concepts. L’essentiel de son contenu pratique est composé d'articles déposés au fil du temps, et destinés à être consultés par chacun selon ses besoins.


2 - Constats

image

Nous constatons la montée en puissance d'une polycrise conséquence d'une économie fondée sur une logique extractiviste et une croissance infinie. Cette dynamique à l'oeuvre conduit mathématiquement le système mondialisé à un point de rupture. Exploitation sans limite des ressources premières, destruction des écosystèmes, pollution des sols, des eaux, et plus généralement franchissement des limites matérielles, signent une frénésie consumériste qui compromet les conditions d’habitabilité de notre planète, et la survie de toutes les espèces, dont la notre.

Ce constat, dont nous ne détailleront pas les causes ici, se veut lucide. Nous sommes collectivement embarqués dans des dynamiques exponentielles, dont le devenir ne peut qu'annoncer la fin. Il est alors mathématique de considérer que l'effondrement du système mondialisé est inévitable.

L'effondrement du système mondialisé est inévitable

Ce postulat ne dit rien de moins, ni rien de plus que : “ Notre mode de vie ne peut pas durer”, par conséquent, "sa cessation est inévitable". Nous nous gardons bien ici de qualifier la façon et le moment, où cette bascule pourrait se produire. C’est donc dépouillé de toute velléité de projeter un avenir sur notre présent que notre travail commence.

De cet avenir nous ne savons pas grand chose, mais nous ne savons pas “rien”. C’est sur l’analyse de ces quelques bribes de certitudes que nous tentons d’appuyer notre travail.
L’accentuation de la fréquence et de l’intensité des aléas climatiques provoqueront des dégâts croissants sur les infrastructures qui nous permettent de disposer facilement de routes praticables, d’eau potable, d'électricité, de gaz, et d’internet à domicile.

L’effondrement de la biodiversité contribuera à accroître les risques de pénuries alimentaires et d’émergence de nouvelles épidémies.

La pollution généralisée de l’eau, de l’air, des sols se retrouve dans nos assiettes. Avec la malbouffe, les modes de vies toujours plus sédentaires, la santé et l'esperance de vie déclinent.

Nous avons trois options :

  • Ne rien changer et assumer un “Carpe Diem” mortifère.
  • Placer notre confiance dans un système techno solutionniste, en postulant qu'il trouvera les solutions aux problèmes qu'il a lui même créés.
  • bifurquer… C'est-à-dire sortir d’une posture d’attente, ou de croyance et prendre nos responsabilités.

Si vous lisez ces lignes, il est à parier que dans ce monde d’après qui se dessine, vous avez choisi de faire partie de la solution, et non du problème.

image

3 - Nécessités

Nous ne pouvons pas prévoir ce qui arrive. Pas plus que nous ne pouvons y échapper. Mais nous pouvons tenter de nous préparer pour éviter le pire, c'est-à-dire la panique, la perte de civilité, voire d’humanité.

Passé la phase de sidération, liée à une prise de conscience de la gravité de la situation, vous avez la volonté d’agir. Mais quoi faire ? comment ? avec qui ?

Pour éviter le piège de la dispersion et de l’épuisement tant physique que psychologique, il est important d’oeuvrer avec méthode et constance. Le recours à un collectif structuré, aligné sur des valeurs communes, permet d’accompagner chacun dans son cheminement, ses choix, et dans ce qu’il souhaite mettre en place à son niveau, là où il habite.

Quoi faire ? Comment faire ? Avec qui ?

image

Dans cette dynamique de co-accompagnement à construire et dans les outils que ce manuel capitalise, le partage d’expériences personnelles nous apparaît essentiel. En utilisant et en intégrant à leur “juste mesure” certains progrès issus des développements de la société thermo industrielle, nous pourrons construire les fondements d’une post-croissance salutaire. En effet, nous affirmons que ni la technologie, ni les sciences n'ont provoqué la derive consumériste dans laquelle nous sommes, mais les excès et l'exploitation abusive des savoirs.

Pour partager la vision de ce à quoi nous souhaitons contribuer, voici une métaphore qui, nous l'espérons donnera de la visibilité, du sens et de la cohésion aux utilisateurs de ce manuel :

La terre est un être vivant*. Nous sommes son système immunitaire. Nous développons et portons en nous une diversité d’options de résilience qui pourront, le moment venu, être sélectionnées, démultipliées et déployées en fonction de leur potentiel face aux chocs localisés ou généralisés auxquels il faudra faire face.

* La terre est un être vivant. L’hypothèse GAÏA. James LOVELOCK.


Dernière mise à jour : 25/01/2026

Propulsé par le CMS WebForge